Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 16:34

Rapidement pendant que je boucle mes valises (en fait je ne les ai même pas commencées, mais personne ne peut vérifier), une petite recette pas du tout de saison, mais vous me remercierez cet hiver.

 

Boeuf à la bière

1 kg de boeuf à braiser (macreuse, paleron...). Ça peut sembler beaucoup, mais pour ce genre de recettes, il est pratique de cuisiner en grande quantité puis de congeler ensuite en barquettes individuelles.

500g oignon

1 ou 2 bouteilles de bière blonde (selon la taille de la bouteille)

3 tranches de pain de campagne

sel, poivre, moutarde

beurre

 

Le plus pratique est de cuisiner dans une cocotte qui va au four, mais on peut tout faire sur le gaz ou la plaque électrique aussi.

 

 

J'émince les oignons et je les fais revenir dans un bon morceau de beurre. Je rajoute la viande et je la laisse colorer. Ensuite je rajoute la bière pour que la viande soit à peine recouverte. S'il n'y a pas besoin des deux bouteilles en entier, on a largement le temps de boire la bouteille tranquillement dans le canapé.

Quand ça bout, couvrir et soit baisser à tout petit feu, soit mettre dans le four préchauffé, thermostat 5 ça suffit. On oublie pendant 2 ou 3 heures (enfin au four, sinon il faut penser à touiller de temps en temps).

 

Une heure avant la fin de la cuisson, ou le lendemain si on a préparé à l'avance et qu'on veut réchauffer (mon option préférée pour éviter de me lever à l'aube un dimanche matin), on ajoute dans le plat les tranches de pain tartinées généreusement avec de la moutarde.

Le pain va s'imbiber de sauce, se défaire et permettre de l'épaissir. Je sale et je poivre à ce moment-là aussi.

 

Je goûte et je rectifie l'assaisonnement avant de servir avec des pâtes (des spätzles alsaciennes) ou des pommes de terre bouillies.

 

En dessert, pas de recette, mais une simple suggestion puisqu'après ça il faut du léger: une salade de brugnons parfumée au basilic, et sucrée au miel.

 



Par Nane
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 16:07

Voici donc les premières recettes de ce petit alphabet culinaire. Les premiers commentaires proposent de l'avocat, j'ai choisi quant à moi un menu autour de l'abricot.

abricot.jpg

Brochettes d'agneau aux abricots secs

Pour environ 6 brochettes:

600 g de viande d'agneau en cubes (environ 2 cm d'arête)

des abricots secs

un gros oignon rouge

marinade: huile d'olive, citron, une branche de romarin, épices (4 épices, ou cumin, paprika, cannelle...)

 

Je mets les morceaux d'agneau à mariner la veille, ou quelques heures à l'avance.

Je coupe l'oignon en lamelles, puis les lamelles en 2.

Puis il faut monter les brochettes: on alterne oignon, viande, abricot, de manière à faire le nombre de brochettes désirées.

Ensuite direction le barbecue pour 10 à 15 minutes, selon la cuisson voulue.

 

Clafouti abricot - amande

abricots (je ne compte jamais, de quoi remplir le fond du plat!)

4 oeufs

100 g de sucre roux + un sachet de sucre vanillé

60 g de farine

60g de poudre d'amande

30 cl de lait ou de lait d'amande

Une bonne cuillerée de purée d'amande blanche

 

Je préchauffe le four à th 6-7. Je coupe les abricots, les dénoyaute et les mets dans le plat à four beurré. 

Dans un saladier, je mélange les oeufs avec les sucres, la farine, la poudre d'amande avec un fouet. J'ajoute ensuite le lait et la purée d'amande et je remélange bien. Je verse cette pâte sur les fruits, et hop au four pour 35 minutes.On peut même parsemer d'amandes effilées.

L'avantage du clafouti c'est qu'il peut se manger chaud, tiède ou froid. Et tiède avec une boule de glace à la vanille dessus...

 

Je n'ai pas de photos, on a été trop gourmands.

Le B arrive à la fin de la semaine, avant que je parte en vacances. Vous aurez donc le temps de réfléchir à la suite de l'alphabet.

Bon appétit !

 



 

 


Par Nane
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 15:20

C'est l'été, les vacances, je ne vous apprends rien. Mais c'est justement l'époque où j'ai le temps de bloguer. Voici donc un petit concours où il n'y a rien à gagner.

Certains font des menus par couleurs, moi j'ai décidé de le faire par lettres. Le principe? Un petit plat et un dessert, dont la majorité des ingrédients commencent par la même lettre. Les choses de base, tels ail, oignon, sel, poivre, ne comptent pas.

On commence donc par le A, en début de semaine prochaine.

J'attends vos idées dans les commentaires !

Par Nane
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 15:39

Pourquoi les dragons soufflent-ils du feu ?

Il y a fort, fort longtemps, les dragons étaient un peuple d’animaux paisibles. Ils se contentaient de brouter l’herbe au fond des bois, ou de pêcher quelques mollusques bien tendres. En effet, malgré leur apparence effrayante, les dragons souffraient d’un défaut rédhibitoire : ils avaient les dents molles. Impossible donc de chasser, ni même de se défendre. C’est pourquoi ils se terraient au fond de grottes obscures, en haut de montagnes inaccessibles.

Mais un hiver plus rigoureux que les autres les chassa de leur calme refuge. Impossible de pêcher dans les étangs gelés. Impossible de trouver la moindre brindille comestible sous des mètres de neige verglacée. Ils descendirent donc de leur montagne, amaigris par des semaines de jeûne. Dans la vallée, le froid régnait aussi, mais moins vivement. La végétation restante n’était cependant pas suffisante pour les nourrir tous, et ils étaient souvent attaqués par d’autres animaux, qui trouvaient à juste titre qu’un dragon constituait un gigantesque stock de viande, d’autant plus qu’on pouvait la congeler facilement dans la moindre crevasse.


La population des dragons fut vite décimée entre la famine et les prédateurs. Les quelques survivants se réunirent en conseil dans une clairière isolée.

« Nous devons trouver quelque chose. Encore quelques temps, et nous ne formerons plus un peuple, plus une tribu. Nous se serons que quelques individus isolés. Et quand on est isolé, on meurt. »

Tous restèrent muets face à ce sombre constat énoncé par le plus vieux des dragons. Ils vivaient de la même manière depuis des temps immémoriaux, et il n’est pas facile de prendre des initiatives contre une tradition, même mortifère. Ils continuèrent à mâchonner, qui une herbe à demi gelée, qui un escargot débarrassé de sa coquille à coups de griffes. Un long moment passa.

Soudain, recrachant une limace à moitié digérée, un jeune dragonneau à crête rouge s’écria :

« Je sais ! Il faut que nous mangions de la viande ! du gibier ! Nous ne pouvons rester végétariens dans un monde sans végétaux. Et les quelques mollusques que nous trouvons ne peuvent nous suffire. »

Tous commencèrent par se récrier. Ce n’était pas possible, leurs ancêtres allaient se retourner dans leurs tombes, les esprits se rebeller, la fin du monde arriver. Et puis ils se rallièrent à l’inévitable réalité. La solution était dans l’adaptation des espèces.


Ils se mirent donc en chasse. Après quelques ratés, ils réussirent sans peine à ramener un joli tas de gibier, car leur taille était si impressionnante que les petits animaux mourraient de peur dès qu’ils les entendaient arriver. Mais cela ne constituait toujours pas un repas. Il leur était en effet impossible de mâcher la moindre viande avec leurs dents molles, et les poils de leurs proies restaient désagréablement collés au palais pendant des heures.

Une nouvelle fois, le conseil se réunit. Ils palabrèrent, mâchouillèrent quelques gastéropodes pour tromper la faim, et restèrent perplexes. La nuit les surprit sans qu’ils aient rien trouvé, puis une nouvelle journée, puis une nouvelle nuit. Ils étaient près de mourir de faim sur place, quand un orage éclata brusquement. Un éclair tomba au milieu de la clairière, foudroyant le tas de cadavres faisandés. Aussitôt, une délicieuse odeur de rôti envahit les narines des dragons. Ceux qui en avaient encore la force se précipitèrent, dévorèrent quelques cuissots bien tendres, dont la chair se détachait des os, puis amenèrent les restes aux survivants plus mal en point. Non, la solidarité n’était pas un vain mot chez les dragons.


Pendant quelques temps, ils se déplacèrent en suivant les cumulonimbus, à la recherche de l’éclair nourricier qui rôtirait leur venaison. Mais la saison sèche arriva, laissant à nouveau place à la famine.

Une troisième fois, le conseil se réunit dans la clairière. Palabres, mâchouillages, mutitude indécise.

Comme la première fois, le dragonneau à crête rouge prit la parole :

« Si le feu ne veut venir à nous par la voie du ciel, fabriquons-le nous-mêmes. »

Les Anciens le regardèrent comme s’il était devenu fou. Puis, la raison se frayant lentement un chemin dans leur cerveau de ruminant, ils le considérèrent avec un respect mêlé de stupeur. Enfin, ils prirent un air interrogateur, pendant que le plus âgé murmurait ce que tous pensaient :

« Mais… comment ? »

S’ensuivirent de longues heures de bavardages, mâchouillages et regardages perplexes. De leurs longues pattes maladroites handicapées par les griffes et des siècles d’amorphie, quelques-uns tentèrent vainement de frotter deux cailloux l’un contre l’autre.


Le petit dragon rouge laissa ses compagnons à leurs expériences infructueuses, et partit de par le vaste monde, observant les feux de forêt, de brousse, le moindre début d’incendie. Revenu dans sa clairière après ce long voyage, il avait compris que ce qui compte, c’est le souffle à l’allumage. Or, du souffle, les dragons en avaient à revendre, doté qu’ils étaient d’un gigantesque gosier. L’étincelle de démarrage pouvait également être provoquée sans difficulté, en quelques cliquetis d’écailles. Il restait le problème du bois de chauffage. Les brindilles subsistantes étaient boulottées à l’apéro, et il était de toute manière peu pratique de se promener avec son stère sous l’aile. Non, le combustible devait être intérieur.

Il ne restait plus au peuple des dragons qu’à inventer l’agriculture. Après des années et des années de tâtonnements, le dragonneau à crête rouge étant devenu un bel ancêtre aux écailles grisonnantes, le meilleur résultat fut trouvé. Les petits dragons étaient gavés dès leur naissance de fagots de haricots verts, qui leur serviraient ensuite de carburant toute leur vie.

La race des dragons reprit alors tout son éclat, rôtissant à tout va, de la volaille au chevalier errant, transformant la carne la plus dure en tendre civet. Mais rappelez-vous, petits enfants, que toute leur force ne serait rien sans l’apport des petits haricots cuisinés par leur maman adorée.

Oui, je sais, tout ça pour ça. Une photo arrive dès que j’ai trouvé un dragon à photographier dans mon potager.

Quant à la recette, elle est on ne peut plus simple.

Des haricots verts les plus frais possibles (à défaut des surgelés, ils sont meilleurs qu’en conserve)

Une gousse d’ail

Un bon morceau de beurre

Sel, poivre, herbes (persil ou ce qu’on trouve)

Faites cuire les haricots jusqu’à ce qu’ils soient cuits mais encore un peu fermes. Pour moi c’est 5-6 minute à la cocotte-minute. Les refroidir tout de suite en les plongeant dans l’évier rempli d’eau froide, il paraît que ça permet de garder la couleur. Tout ça peut être fait à l’avance.

Au dernier moment, faire fondre le beurre dans une poële, ajoutez l’ail écrasé au presse-ail et les haricots égouttés. Il faut juste faire réchauffer, que le beurre fonde.

Servir et manger, pour être forts comme des dragons.

Par Nane - Publié dans : plats salées
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 17:13

Dimanche c'était la fête des mères, cela n'a pas dû vous échapper. Quand il y a des tonnes de pub pour les parfums c'est soit la Saint Valentin soit la fête des mères, et si on n'est pas en train de mourir de froid c'est la 2e option.

J'ai donc eu mon premier cadeau made in école maternelle, ainsi que des petits sablés en forme de coeurs confectionnés chez la nounou.

 

Dialogue au retour à la maison:

Moi (voix émerveillée): Oh c'est toi qui as fait ça avec Jeanine ?

Fiston (pragmatique): Maaaaiiiiiiis noooooonnnn, avec du sucre.

 

Sans commentaire. Je n'ai pas la recette des sablés en forme de coeur, mais voici d'autres petits gâteaux plein de sucre, et aussi de beurre, et aussi de chocolat...


Cookies aux canneberges et chocolat blanccookies-cranberries.JPG

140 g de beurre

1 sachet de sucre vanillé

150 g de sucre (je mets toujours de la cassonnade)

1 oeuf

220 g de farine

1 poignée 1/2 de flocons d'avoine

1 poignée 1/2 de canneberges (cranberries) séchées

100 g de chocolat blanc (ou de pépites de chocolat blanc si vous en trouvez).

 

Je fais fondre le beurre et je le mélange avec le sucre et le sucre vanillé. J'ajoute ensuite l'oeuf et la farine, ainsi que les flocons d'avoine. Quand la pâte est bien homogène j'ajoute les canneberges et le chocolat blanc grossièrement haché au couteau. Je remélange pour bien répartir. Je fais des petits tas sur la plaque de cuisson (de la grossseur d'une balle de ping pong écrasée environ. Vous n'avez jamais écrasé de balle de ping pong?)

J'enfourne à 180° pour 10 minutes environ. Le truc, c'est de les sortir juste quand ils commencent à être dorés sur le bord. Je recommence avec la 2e fournée s'il reste de la pâte.

 

N.B. Comme je suis d'une honnêteté sans faille, je tiens à préciser que ceux sur la photo sont sans flocons d'avoine, parce que... j'ai oublié. Voilà. C'est tout. Mais c'est très bon quand même.

Par Nane - Publié dans : anecdotes "je vous jure c'est vrai"
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